I want your ugly
I
want your disease
I want your everything
A
s long as it's free
I
want your love
I
want your drama
The touch of your hand
I
want your dirty kiss
I
want you
I
want your bad, bad romance
I want your love and
I want your revenge
I
want your love and love
A
ll your love is revenge
I
want your horror
I want your design
Because you're a criminal
As a long as your mine
I want your psycho
Y
our vertical stick
I want you in my room


You and me could write a bad romance

# Posté le samedi 28 novembre 2009 06:03

Modifié le samedi 28 novembre 2009 17:42

Je me prépare à faire comme si. A jouer. A l'homme heureux. Au père comblé. A l'éternel amant. A jouer quoi.

Je me prépare à faire comme si. A jouer. A l'homme heureux. Au père comblé. A l'éternel amant. A jouer quoi.



























Avoir seize ans.
Se croire héros de sa génération. Un de ces héros qui planent au dessus de leurs moyens. S'imaginer qu'il suffit de fermer les yeux pour rêver. Et oublier qu'avancer les yeux fermés est encore le meilleur moyen de se casser la gueule.
Tout est remis en question, l'art, l'amour, les institutions.
Il ignore s'il est capable d'aimer.
Il ne craint de ne savoir écrire.
Il ne sait même pas qui est son père.
Alors, explorer encore et encore, enfiler des mots jouir des femmes, ou peut-être le contraire, car le monde est devenu étrange.
Découvrir qu'après l'an 01, il n'y a pas d'an 02.
Que les filles, bien qu'émancipées, ont encore envie qu'on les aime.
Que les pères sont rarement ceux qu'on espère.
Être, alors, celui qui aurait pu plutôt que celui qui n'a pas pu.
Et, ambition ultime
N'être rien.

# Posté le mercredi 25 novembre 2009 13:47

«N'acceptez aucun compromis. Vous êtes tout ce que vous avez.» Janis Joplin

«N'acceptez aucun compromis. Vous êtes tout ce que vous avez.» Janis Joplin

# Posté le mardi 27 octobre 2009 12:35

Modifié le samedi 28 novembre 2009 06:13

T'es con.

T'es con.
Cette fille, j'ai envie de lui faire plaisir. J'ai envie de l'inviter à déjeuner. Une grande brasserie avec des miroirs et des nappes en tissu. M'asseoir près d'elle, regarder son profil, regarder les gens tout autour et tout laisser refroidir. Je l'aime. "D'accord, me dit-elle, mais on va au McDonald." Elle n'attend pas que je bougonne. "Ça fait si longtemps... ajoute-t-elle en posant son livre près d'elle, si longtemps..." Elle exagère, ça fait moins de deux mois. Je sais compter mais bon. Cette jeune personne aime les nuggets et la sauce barbecue, qu'y puis-je ? Si on reste assez longtemps, je lui apprendrai autre chose. Je lui apprendrai la sauce gribiche et les crêpes Suzette par exemple. Si on reste ensemble assez longtemps, je lui apprendrai que les garçons des grandes brasseries n'ont pas le droit de toucher nos serviettes, qu'ils font glisser en soulevant la première assiette. Elle sera bien étonnée. Il y a tellement de choses que je voudrais lui montrer... Tellement de choses. Mais je ne dis rien. Je prends mon par-dessus en silence. Je sais comment sont les filles dans l'avenir : Juste prometteuses. Je préfère l'emmener dans ce putain de McDo et la rendre heureuse un jour après l'autre. Dans la rue je la complimente sur ses chaussures. Elle s'en offusque : "Ne me dis pas que tu ne les avais jamais vues, je les ai depuis Noël !" Je pique du nez, elle me sourit, alors je la complimente sur ses chaussettes. Elle éclate de rire et me dit que je suis bête. Tu penses si je le savais. C'est la plus jolie fille de la rue. J'éprouve un haut-le-c½ur en poussant la porte. D'une fois sur l'autre, j'oublie à quel point je hais les McDonald. Cette odeur : graillon, laideur et vulgarité mélangés. Pourquoi les serveuses se laissent-elles ainsi enlaidir ? Pourquoi porter cette visière insensée ? Pourquoi les gens font-ils la queue ? Pourquoi cette musique d'ambiance ? Et pour quelle ambiance ? Je trépigne, les gens devant nous sont en survêtement. Les femmes sont laides et les hommes sont gros. J'ai déjà du mal avec l'humanité, je ne devrais pas venir dans ce genre d'endroit. Je me tiens droit et regarde loin devant, le plus loin possible : le prix du menu best-of McDeluxe. Elle le sent, elle sent ces choses. Elle prends ma main et la presse doucement. Elle ne me regarde pas. Je me sens mieux. Son petit doigt caresse l'intérieur de ma paume et mon c½ur chavire.
Elle change d'avis plusieurs fois. Comme dessert, elle hésite entre un milkshake ou un sundae caramel. Elle retrousse son mignon petit nez et tortilles une mèche de ses cheveux. La serveuse est fatiguée et moi, je suis ému. Je porte nos deux plateaux. Elle se tourne vers moi :
- Tu préfères le coin fumeur, j'imagine ?
Je hausse les épaule.
- Si. Tu préfères. Je le sais bien.
Elle m'ouvre la voie. Ceux qui sont mal assis raclent leur chaise à son passage. Des visages se tournent. Elle ne les voit pas. Impalpable dédain de celles qui se savent belles. Elle cherche un petit coin où nous serons bien tout les deux. Elle a trouvé, me sourit encore, je ferme les yeux en signe d'acquiescement. Je pose notre pitance sur une table dégueulasse. Elle défait lentement son écharpe, dodeline trois fois de la tête avant de laisser voir son cou gracile. Je reste debout comme un grand nigaud.
- Je te regarde
- Tu me regarderas plus tard. Ça va être froid
- Tu as raison.
- J'ai toujours raison.
- Presque toujours. Petite grimace.

# Posté le dimanche 22 novembre 2009 14:58

Modifié le dimanche 22 novembre 2009 16:35